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BIOGRAPHIE EL HADJI ALIOU FATOU CISSE DIAMAL 1959-1882

BIOGRAPHIE RESUMEE DE GOORGUI EL HADJI ALIOU FATOU CISSE DIAMAL (1882-1959) Gloire à ALLAH Seigneur des cieux et de la terre et prières sur son Prophète Mouhamad Paix et Salut sur Lui. Descendant de Demba Khoy Thiam CISSE de la ligné généalogique de Mady Bakar Cisse de Pakala NGANDA et de Fatima Yacine SALL, Aliou Fatima CISSE plus connu sous le nom de Goorgui El Hadji Aliou Fatima CISSE est né en 1882 à Bambaly, village situé dans la commune de Nganda, département et région de Kaffrine. Son père Demba Khoy Thiam CISSE se faisait distingué durant sa vie parmi ceux qui ont bien mémorisé le saint coran. Il consacrait beaucoup de son temps en sa lecture. Dans son école, on y trouvait des talibés petits comme grands qui lui venaient de différents horizons. Une bonne partie des talibés ayant bénéficié de son enseignement ont maitrisé le coran et ont su bien écrire ; certains même lui ont écrit des « camils ». Il a réussi à leur donner une bonne éducation. Il a rendu l’âme en 1904. Quant à sa mère Fatima Yacine SALL fille de Layine Habsa est originaire de Bamba Modou village de Cheikh Mouhamadou Bamba SALL qui est décédé en 1844. Il se trouve dans le département et région de Kaffrine. Sokhna Fatima Yacine SALL était une femme pieuse et un modèle. Elle se souciait beaucoup de la bonne éducation des enfants et ne ménageait aucun effort pour satisfaire leurs besoins. Sa sagesse se manifestait à travers ses propos et ses anecdotes qui sont d’une très grande utilité pour la communauté. Elle est décédée en 1909. SES ETUDES CORANIQUES Il a appris le Saint coran dans l’école de son père Demba Khoy Thiam CISSE et l’a mémorisé alors qu’il n’avait que12 ans. Il savait bien écrire on disait de lui un calligraphe et cela jusqu’à sa mort. Comme une grande partie des talibés de l’école de son père, ce calligraphe émérite a aussi écrit un « camil » pour son maitre coranique. Et celui-ci lui chargea d’écrire sur les ardoises ou tablettes en bois des talibés et leur enseignement alors qu’il était encore jeune. SES ETUDES SCIENTIFIQUES ET SPRITUELLES En 1898, il commence ses études scientifiques et spirituelles auprès de son grand frère paternel Cheikh Ahmad CISSE dit Baye Dame Diamal. Ce dernier lui a enseigné des livres dans les domaines suivants :  Fikh comme «Mourchidoul mouhénou », « Risalatou Ibnou Aby Saydine » « Al Khayrawany », etc.  Grammaire comme « Adjroumya », « Moulhatoul Ihrab », « Kitabou Tasrif », « Lamyatoul Afhal », « Moukhadimatou Ibnou Bouna », des chapitres d’ «Alfyatou Ibnou Malick », etc.  Littérature arabe, etc.  Et autres. S’agissant des livres suivants : «Mouktasar Cheikh Khali », « Makhamatoul Hariry », « Moukhtaratou Chirou Diahily » il les a appris auprès de Serigne Babacar Todj SECK et Serigne Mouhamad SECK. Que la clémence de Dieu soit sur eux. Il poursuivra ses études auprès de son guide vénéré El Hadji Abdoulaye CISSE dit Boroom Diamal qui lui a enseigné « Al Balakha », « Al Haroud », « Al Khawafi », « Helmoul Mikhatt », « Ass Chouhour » et autres disciplines. SA VIE ET SON ŒUVRE A DIAMAL (1911-1959) Après avoir terminé ses études il s’est retourné dans son village natal Bambaly. Quelques temps après, il rend visite à son marabout Cheikh El Hadji Abdoullahi CISSE dit Boroom Diamal. C’était en 1911. Il trouva Boroom Diamal étant un grand homme, un homme de Dieu. Durant sa visite à Diamal, il a pu constater que Boroom Diamal est un homme à cœur ouvert, d’une grande disponibilité et d’une éloquence exceptionnelle, mais aussi un véritable serviteur. Au terme de sa visite, il avisera son hôte de sa volonté de le rejoindre à Diamal, village fondé en 1910. Et Boroom Diamal lui donna son accord. Ainsi El Hadji Aliou Fatima CISSE retourne à son village natal Bambaly pour préparer son déménagement définitif au cours de la même année ; c’est-à-dire en 1911. A Diamal il a été bien accueilli et accompagné. Et il assistait Boroom Diamal dans le traitement de toutes ses correspondances administratives ; il était devenu son secrétaire particulier. Boroom Diamal l’apprécia bien et lui chargea de l’enseignement et de l’encadrement pédagogique des talibés. A la mort de Boroom Diamal en 1925, il continue à assurer la noble mission qui lui a été confiée et le darrah de Diamal reste attractif du fait de la qualité de l’enseignement qui s’y dispense et surtout de la bonne éducation. Etant éducateur, El Hadji Aliou Fatima continue toujours ses recherches et ses apprentissages. Ainsi par ses correspondances avec Cheikh Mouhamad Hali Ibnou Fatal Halawi Ass Chinkhity, il apprend : «Kitabou Nachroul Bounoud Hala Marahi As Sahod Li As Chaykhi Habdoullahi ibnou Al Hadji Ibrahima Al Halawi As Chinkity », ce livre qu il enseignera plus tard à plusieurs talibés venant de différentes localités. SA QUETE DE RECHERCHE A Diamal après ses voyages d’etudes dans les écoles et auprès des Oulémas, Goorgui El Hadji Aliou Fatma consacre une bonne partie de son temps à la lecture et à la recherche scientifique. Il élargissait ses recherches par des correspondances avec des Oulémas sénégalais, gambiens, de Chinkhidy (Mauritanie) et notamment de ses amis de Al halawi (Mauritanie), et Addimanyoune. Ses efforts fournis fera de lui un des miracles de Dieu dans des domaines diverses et variés : sciences coraniques, hadith, littérature, poésie, histoires, astronomies et autres. Il était à la quête perpétuelle de la recherche et de la connaissance. A cet effet, il avait une bibliothèque dans laquelle on pouvait trouver des manuscrits et des livres imprimés du Sénégal et d’ailleurs. Que Dieu protège cette bibliothèque. Ses compétences en lecture font qu’il ait lu tous les livres de sa bibliothèque attestant des nombreuses notes prises et parfois des corrections apportées aux manuscrits. SES PELERINAGES Goorgui El Hadji Aliou Fatima CISSE a effectué deux (2) pèlerinages à la Mecque respectivement en 1937 et en 1939 et pour chacun des pèlerinages il en a profité pour effectuer une ziarra à Fez au mausolée de Cheikh Ahmad Tidiane Charif. A son passage à Fez en 1939 le moukhadam de la zawiya, durant cette époque, Sayid Tayib As Soufyani petit fils du Cheikh l’a donné une « idiaza ». A l’occasion de chaque pèlerinage, Goorgui El Hadji Aliou Fatima CISSE a eu à rencontrer beaucoup d’Oulémas avec qui il a beaucoup échangé sur beaucoup de questions et ont partagé des secrets et connaissances. Certains lui ont donné des « Idiaza » (Cf. Siratou Cheikh El Hadji Aliou Fatima de Cheikh El Hadji Ahmadou CISSE). SES EFFORTS POUR CONTROLER LES ECRITURES DES TALIBES Goorgui El Hadji Aliou Fatima CISSE avait un emploi du temps occupé ; il depensait des heures pour la soumission et l’adoratin d’Allah, des heures pour recevoir des visiteurs qui venait en délégation et individuellement, des heures pour dispenser des cours en connaissances scientifiques et sprituelles selon les différents niveau des talibés et de disciplines variées. Mais cela ne l’empêchait nullement de controler ceux qui écrivaient des « camils » mais surtout quotidiennement les écritures des talibés sur les ardoises ou tablettes en bois. Ils les controlaient tous chacun avec son niveau. Et il les enseignait les règles et l’art de l’ecriture, etc. Il est quelqu’un qui a financé beaucoup d’argent pour qu’on lui faire ecrire des camils. Et cela à des hommes de différents horizons notamment dans le « Saloum » et dans le « Mbacoul ». A chaque fois qu’il entendait un darra célèbre il demandait à ce que lui écrive un camil. Il assistait ses talibés à savoir ecrire avant de terminer les études coraniques et leur faisait bénéficier d’un niveau qui leur permettait toujours de pouvoir monter à un deuxième échelon SES ENSEIGNEMENTS Il a commencé à enseigner alors qu’il était encore talibé. Il dispensait des cours à d’autres talibés qui venaient auprès de lui. Il continue sur cet élan jusqu’à qu’il vienne cohabiter avec El Hadji Abdoullahi CISSE en 1911 pour se renforcer. Ce dernier lui attribua la dispense de certains cours à certains talibés. Après ses preuves faites, la totalité de la dispense des cours lui sera attribué. Il devient dès lors le responsable des études de Darrah de Diamal Pour bénéficier de son enseignement et de son éducation, des talibés lui venaient de différentes localités du Sénégal, de la sous-région et de l’Afrique en général sans distinction de race, d’ethnies, et de tarikhas. Il a enseigné de 1906 à 1959. SON ENTREE DANS LA TARIKHA TIDIANYA Goordui El Hadji Aliou Fatima CISSE a pris le wirdou de tarikha par une voix autorisée et vérifiée via El Hadji Abdoulaye CISSE Boroom Diamal. Il était jeune en ce moment-là. De tous ses « sanad » il préfèrait celui de Al Hafizy qu’il a prit de Khalifatou Cheikh Mouhammad Sahedd qui l’a pris de son parent Ahmad ibnou Cheikh Mohamadoul Hafizh qui l’a pris de son oncle hasanoutt tarikha Baddi ibnou chaydayni qui l’a pris de Cheikh Mouhamadoul Hafizh al halawi as chinkhity qui l’a pris de Cheikh Ahmad Tidian Charif radyal Lahou tahala hanhou. Goordui El Hadji Aliou Fatima CISSE a rendu l’ame le 26 octobre 1959 et fut inhumé à Diamal.

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