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La bienfaisance envers les parents (1)

Les histoires que l’on entend et que l’on lit concernant la bienfaisance de certains hommes et certaines femmes exceptionnels envers leurs parents (Birr al-walidayn) ne peuvent que nous laisser ébahis et pleins d’admiration.

Citons-en quelques-unes qui chargeront notre modeste batterie de bienfaisance, nous motiveront à faire plus de bien aux deux personnes qui nous aiment le plus et qui nous ont accordé toute leur affection et leur attention, puis essayons d’imiter ces bienfaisants du mieux que l’on peut.

Abou Houraïra (Qu’Allah agrée) :

Lorsqu’il voulait sortir de la maison, il se mettait devant la porte de la chambre de sa mère et disait :

-Que le salut soit sur vous mère ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions.

Elle lui répondait :

-Que le salut soit sur toi mon fils ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions.

-Qu’Allah te fasse miséricorde comme tu m’as élevé étant petit. Lui disait-il.

-Qu’Allah te fasse miséricorde comme tu as été bienfaisant envers moi étant grand. Lui répondait-elle.

Adoullah ibn Mas’oûd (Qu’Allah agrée) :

Sa mère lui demanda un jour de lui apporter de l’eau. Il s’exécuta. Mais lorsqu’il revint, il la trouva endormie. Il resta debout à côté d’elle jusqu’au matin. Il ne la réveilla pas de crainte de la déranger et ne la quitta pas de peur qu’elle se réveille, cherche l’eau et ne la trouve pas.

‘Oussama ibn Zayd (Qu’Allah agrée) :

Mohammed ibn sîrîn raconta que le prix du palmier atteignit mille dirhams (d’argent) à l’époque de cOuthmân ibn caffân (Qu’Allah agrée).

– ‘Oussama ibn Zayd, dit-il, coupa un palmier et retira son joummâr[1] (le cœur du palmier) et le donna à sa mère afin qu’elle le mange.

On lui dit alors : « Pourquoi as-tu fait cela alors que tu sais que la palmier coûte mille dirhams ? » Il répondit : « Ma mère me l’a demandé. Or, quoi qu’elle me demande, si je peux le lui donner, je le lui donne ! »

Ahmad ibn Hanbal :

Lorsqu’il eut atteint quinze années, il partit à Bagdad pour acquérir le cilm (la Science). Un jour, il se produisit une crue subite du Tigre. Ses compagnons d’études voulurent traverser le fleuve et l’appelèrent à les rejoindre. Il refusa et leur dit : « Ma mère ne me laissera jamais embarquer dans cette crue. » et il revint vers sa mère pour la rassurer.

Lorsque le petit  Ahamd ibn Hanbal vit sa mère vendre ses bijoux pour l’aider à continuer ses études, il jura en secret de travailler pour l’aider. Chose qu’il fit et l’aida à assumer ses dépenses. Sans que cela ne l’éloigne de ses études et de les réussir mieux que quiconque.

Il refusa de se marier afin de se consacrer au service de sa mère et ne se maria qu’à l’âge de trente ans, après qu’elle fut morte.

Il remercia ainsi sa mère qui refusa de se marier pour l’élever et s’efforça de réussir dans ses études ne comptant que sur lui-même et devint ainsi l’un des plus grands savants de l’Islâm.

cAli ibn Al-Hassan[2] :

Un homme lui dit :

-Nous savons tous que tu es l’homme le plus bienfaisant qui soit envers sa mère, alors pourquoi tu ne manges pas avec elle dans le même plat ? »

Il lui répondit :

-J’ai seulement peur que ma main aille plus vite que sa main vers ce qu’elle veut prendre du plat et de ne pas être, dans ce cas, bienfaisant envers elle !

A suivre…

[1] Cylindre blanc d’environ 15 cm de diamètre et 20 cm de hauteur qui se trouve à l’intérieur de la tête du palmier et qui a un goût sucré. Pour l’extraire, il faut couper le palmier, car il ne peut vivre sans cet élément.

[2] Le petit fils de cAli ibn Abî Tâlib (Qu’Allah agrée)

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