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Le danger des écrans pour les enfants

Les enfants exposés de manière précoce aux écrans le matin avant l’école ont davantage de risques de développer des troubles primaires du langage.

Smartphone, console, tablette, télévision, ordinateur… Si les écrans ont envahi nos vies, c’est pour le meilleur comme pour le pire, car ils ne sont pas propices au développement psychomoteur de nos enfants, révèle une étude dévoilée tout récemment.

Une étude dirigée par Marion Collet, Menée par l’université de Rennes et Santé Publique France parue une première fois dans la revue « Acta Paediatrica » en novembre 2019.

Encore un matin

Elle constate que les enfants exposés de manière précoce aux écrans le matin avant d’aller à l’école ont davantage de risques de développer certains troubles primaires du langage. Des troubles qui vont venir affecter la compréhension, l’expression, et qui sont susceptibles de persister à l’âge adulte.

Au vu de la multiplication des écrans dans les foyers on ne peut que prendre en compte les études faites à ce sujet car seulement 6 à 10 % des enfants ne seraient pas touchés par cette « écran-mania »

Mise en place de l’étude

C’est 167 chérubins  âgés de 3 ans et demi à 6 ans et demi, nés entre 2010 et 2012, diagnostiqués avec des troubles primaires du langage, qui ont participé à l’expérience, ainsi que 109 témoins ne présentant aucun trouble.

94,2% des enfants des deux groupes avaient accès à la télévision, la moitié (53,5%) avait accès à la tablette et un tiers avait accès à un ordinateur (32,4%), une console de jeu (34,9%) ou un smartphone (30,2%).

Épuisés avant l’heure

La durée moyenne d’exposition aux écrans le matin était de 20 minutes dans les deux groupes, ce qui permet aux scientifiques d’affirmer que c’est bien le moment de la journée, plutôt que la durée, qui favorise les troubles du langage chez les jeunes.

« Cela peut s’expliquer par le fait que l’exposition aux écrans dès le matin épuise l’attention de l’enfant, qui se retrouve moins apte aux apprentissages pour le reste de la journée« .

D’autant que, lorsque qu’ils regardent un écran, ils répondent à une attention primaire réflexe qui ne les met pas en condition d’apprentissage, pas plus que de ne pas parler du contenu qu’ils voient !

Alerte : décérébration en cours

En août 2019, Michel Desmurget, directeur de recherche à l’Inserm, sortait un essai à charge aux éditions du Seuil intitulé « La Fabrique du crétin digital ».

Il confiait alors : « C’est la première génération dont le QI va être inférieur à la précédente. Avec la surconsommation d’écrans, vous touchez au langage, au sommeil, à l’activité physique… tout ce qui est essentiel au développement »

Un temps d’écran excessif

En France, les enfants de 6 à 17 ans passaient en moyenne, en 2015, quatre heures et onze minutes par jour devant un écran, selon l’étude Esteban menée par Santé publique France.

« Ce que nous faisons subir à nos enfants est inexcusable. Jamais sans doute, dans l’histoire de l’humanité, une telle expérience de décérébration n’avait été conduite à aussi grande échelle… » selon Michel Desmurget.

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