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Le rêve dans l’Islâm (1/3)

Le rêve est un état que connaît chaque humain de lui-même, lorsque le sommeil l’entraîne dans un monde inconnu, différent du monde de l’éveil, subtil et mystérieux, mais qui reste, quand même, un monde à part entière. Même si après l’éveil, toutes les visions du sommeil disparaissent, il est incontestable que ces visions ont un lien étroit avec le monde de l’éveil, passé ou futur. Celui qui veut connaître la réalité de ce monde invisible et caché doit se tourner vers celui qui connaît le visible et l’imperceptible, l’apparent et le caché : Allahsoubhanah. Celui qui frappera à la porte de la parfaite connaissance aura la réponse à toutes ses questions, car Allah, élevé soit-il dit : (S : 27/A : 65) (Dis[1] : Personne dans les Cieux ou la Terre ne connaît al-ghayb  (l’imperceptible) hormis Allah).

Que se passe-t-il donc lorsque l’on dort ?

L’état du sommeil est un état très particulier où l’âme quitte le corps et rencontre d’autres âmes, de morts ou de vivants. En effet, Allahsouhanah, récupère les âmes des morts et celles de ceux qui dorment, par le biais d’anges chargés de cette mission. Ces âmes se rencontrent et certaines se reconnaissent entre elles. Puis lorsque le temps de leur retour vers leurs corps arrive, Allah retient les âmes des morts et les empêche de revenir et Il renvoie celle des dormeurs réintégrer leurs corps[2]Allah, élevé soit-Il, dit : (S : 39/A : 42) (Allah récupère les âmes de ceux qui sont morts et celles de ceux qui ne sont pas morts, lors de leur sommeil. Il retient celles dont Il a décidé la mort et renvoie les autres jusqu’à un délai précis).

Qu’est-ce qui se passe lors de la rou’yâ (vision) bienfaisante et véridique ?

La rou’yâ bienfaisante et véridique est un exemple donné par l’ange chargé de cette mission afin que celui qui fait cette rou’yâ interprète l’exemple donné et l’applique sur son analogue dans sa vie d’ici-bas. Comme fut le cas dans sourate Yoûssouf où le roi fit une vision où il vit sept vaches grasses dévorées par sept vaches maigres. Il vit aussi sept épis verts et sept autres secs. Ceci fut l’exemple proposé par l’ange au roi lors de son sommeil. Le seul qui parvint à interpréter cette vision fut le Prophète Yoûssouf (Que le salut soit sur lui), qui apprit au roi et à son peuple qu’ils allaient vivre sept années fertiles, où les récoltes seront abondantes. Puis, celles-ci seront succédées par sept autres années de disette et de sécheresse. Il leur apprit ensuite ce qu’ils devaient faire pour survivre à cette pénible épreuve.

La différence entre la rou’yâ véridique et le houlm :

La rou’yâ véridique provient d’Allah et le houlm (le rêve) ou la mauvaise rou’yâ  qui attriste et fait peur provient du Chaytân (Satan) comme cela fut affirmé par le Prophète [ﷺ] qui dit : « Ar-rou’yâ (la vision) véridique provient d’Allah et al-houlm (le rêve) provient du Chaytân (Satan). »[3]Ceci est une grande différence entre la rou’yâ et le houlm.

Les trois types de rou’yâ :

Il y a trois types de rou’yâ que l’on peut faire lors du sommeil. La première rou’yâ provient d’Allah qui s’appelle : ar-rou’yâ as-sâliha (la vision bienfaisante). La deuxième provient des pensées et des soucis que l’on a lors de l’éveil et qui se manifestent par des rêves, ainsi que les divagations dues à la maladie. La troisième provient du Chaytân (Satan) qui effraye le dormeur et le tourmente. Nous allons, inchâ’Allah, passer en revue dans les prochaines parties les trois types de rou’yâ et montrer l’attitude à adopter pour chacune d’elles.

Allah est plus savant.

Notes de l’auteur :

[1] Dis Mouhammed

[2] Voit Tafsîr At-Tabarî.

[3]Al-Boukhârî (n° 6984)

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