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Le rêve dans l’Islâm (2/3) : La vision terrifiante et attristante

Nous allons grâce à Allah passer en revue les trois types de rou’yâ et montrer le comportement que l’on doit adopter pour chacune d’elles, car leur influence sur la vie de chacun de nous est très importante et parfois cruciale.

Les trois types de rou’yâ (vision) :

Lors du sommeil, on peut avoir trois types de rou’yâ : 1/La rou’yâ bienfaisante et véridique qui provient d’Allah et qui se concrétise. Dont fait partie les moubachchirât (les bonnes annonces qui réjouissent) accordées par Allah à ses bienfaisants serviteurs. 2/Hadith-an-nafs (ce que l’on se dit soi-même ou que l’on décide de faire lors de l’éveil et que l’on voit dans le sommeil) ou les divagations dues à la maladie. 3/La vision terrifiante qui provient du Chaytân (Satan) qui veut attrister le dormeur. En effet, le Prophète [ﷺ] a dit : « Ar-rou’yâ (la vision) est de trois sortes : la rou’yâ bienfaisante qui est une bouchrâ (bonne annonce) de la part d’Allah. Une rou’yâ attristante de la part du Chaytân (Satan) et une rou’yâ qui provient de ce que l’on se dit à soi-même. »[1]

Comment reconnaître la rou’yâ ou houlm qui provient du Chaytân ?

La houlm (le rêve) ou la rou’yâ (vision) de ce que l’on n’aime pas est provoquée par la Chaytân. Elle terrifie le dormeur ou l’attriste. Car, le Chaytân est le plus grand ennemi de l’homme et n’a de soucis que de lui faire du mal et de l’éloigner de tout bien. Il vient alors vers l’homme lorsqu’il est en état d’inconscience et de sommeil et lui fait apparaître des images et des sons qui l’effrayent ainsi que des situations qui l’attristent. Il lui montre par exemple qu’il est malade ou qu’il est tombé dans un puits, qu’il est menacé, que des scorpions le piquent, que des serpents le mordent, qu’il est entré en Enfer, etc., tout cela pour l’attrister et lui faire du mal. Le Chaytân peut aussi se moquer du dormeur en lui faisant vivre des situations impossible comme celui qui raconta au Prophète [ﷺ] qu’il a vu sa tête coupée et rouler devant lui. Il se mit alors à courir derrière elle. Le Prophète  [ﷺ] lui dit : « Ne raconte pas aux gens comment le Chaytân se moque de toi dans ton rêve. »

Que doit faire donc le dormeur lorsqu’il a une rou’yâ ou un houlm du Chaytân ?

Lorsque l’on se réveille effrayé par une rou’yâ on doit appliquer les consigne du Prophète  [ﷺ]et inchâ’Allah, elle ne nous causera aucun mal et ne nous attristera point.

Il faut donc faire ceci :

1 – Cracher vers l’épaule gauche, avec un peu de salive en invoquant la protection d’Allah contre le maudit Chaytân, en disant : « Acoûthou bi-l-lâhi mina-ch-chaytâni-r-rajîmi  wa min charri mâ ra’ayt[2] », trois fois.

2 – Changer de côté et se coucher sur son deuxième flanc. S’il l’on est couché sur le côté droit, on se met sur le côté gauche et l’inverse.

3 – Accomplir la salât.

4 – Ne la raconter à personne.

S’il fait cela, cette mauvaise rou’yâ ne lui causera aucun préjudice. Il est très important qu’il ne la raconte pas, car s’il la raconte, il y a un grand risque qu’elle se produise. Aussi, ne pas accorder d’importance à ce genre de visions est la meilleure chose à faire, car si le Chaytân voit que sa rou’yâ a produit un effet sur quelqu’un, qu’il s’en soucie et cherche à comprendre son sens, il le tourmentera beaucoup et s’efforcera de lui montrer, lors de son sommeil, encore plus de choses qui l’attristeront et l’effrayeront.

Allah est plus Savant.

Notes de l’auteur :

[1]Al-Boukhârî (n° 7017) et Mouslim (n° 2263)

[2] (J’invoque la protection d’Allah contre le maudit chaytân (Satan) et contre le mal de la vision que j’ai eue)

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