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Peut-être que c’est une bonne chose ?

On raconte qu’un roi avait un ministre doté d’une grande sagesse et qui avait une pleine confiance dans les destins d’Allah. Il était convaincu que tous ce qu’Allah prédestinait pour l’homme était dans son avantage, au point qu’à chaque fois qu’il lui arrivait quelque chose, il disait, confiant : « Peut-être que c’est une bonne chose ? » Un jour, il participa avec le roi à une partie de chasse. Le roi, par mégarde, tomba dans une fosse profonde et se blessa grièvement au doigt. Le ministre lui dit : « Peut-être que c’est une bonne chose ? »  On emmena le roi chez le médecin qui, vu la gravité de la blessure, décida de lui amputer le doigt. Le ministre le consola et lui dit : « Peut-être que c’est une bonne chose ? » Agacé, le roi cria : « Quel bien y a-t-il dans le fait que mon doigt soit coupé ! » Puis, il ordonna que l’on jette le ministre en prison. Ce dernier se contenta de dire : « Peut-être que c’est une bonne chose ? »

Le temps passa et une fois que le roi fut guéri, il reprit normalement ses activités, dont celle qui l’aime le plus : la chasse. Il partit donc en chasse avec sa cour et ses gardiens, mais cette fois sans le pauvre ministre qui était toujours en prison. Le roi s’éloigna de sa cour poursuivant une proie et lorsqu’il fut isolé, il rencontra des idolâtres qui étaient en train de chercher une offrande pour la sacrifier à leur divinité. Ils se précipitèrent sur le pauvre roi, le ligotèrent et le transportèrent suspendu à un bâton vers leur idole. Une fois arrivés au pied de l’idole, le maître de cérémonie vint à leur rencontre et se mit à vérifier l’offrande. A leur grande déception, il refusa de l’accepter :

– un doigt manque à l’offrande ! Leur dit-il. On ne peut pas offrir à notre Dieu une offrande incomplète ! Ils reprirent donc le roi et le jetèrent loin dans la forêt. Le roi, qui se croyait perdu, croyant à peine à sa délivrance, courut de toutes ses forces vers son château, heureux d’avoir échappé à ce terrible sort. Dès qu’il arriva chez lui, la première chose qu’il fit fut de libérer son bon ministre. Lorsqu’il le vit, il l’étreignit et lui dit :

–  C’est toi qui avais raison. Je ne pense pas qu’il me soit arrivé une chose meilleure que d’avoir perdu mon doigt.  Puis il lui raconta ce qui lui était arrivé.

– Cependant, lui dit-il, qu’y a-t-il de bien dans le fait que tu fus emprisonné ?

– Mon bon roi, lui répondit-il, si j’étais avec toi lors de ta mésaventure, c’est moi qui aurais été sacrifié à ta place, car j’ai tous mes doigts !

Ceci est vrai pour le roi, pour son ministre et pour toutes les créatures d’Allah. Tous les destins d’Allah sont à notre profit et dans notre intérêt. Car Allah est Al-Hakîm (le Sage), Ar-Rahîm (le Miséricordieux) et Al-Calîm (l’Omniscient). Les trois qualités d’Allah que renferment  ces trois noms  impliquent que tous Ses destins seront remplis de sagesse, de miséricorde et découleront d’un parfait savoir. Or, cela ne peut produire que de bons destins et une fin heureuse qui nous apparaissent parfois clairement.  Mais dans la plupart des cas, ils dépassent notre entendement et nous laissent parfois perplexes. Et dans ce cas que devons-nous dire ?

« Peut-être que c’est une bonne chose ? »

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