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Sois fidèle à ta femme !

Tout comme un nouvel et bel habit nous rend beaux et distingués aussi les belles vertus embellissent notre intérieur, nous apportent une lumière qui illumine notre cœur, rayonne sur notre visage et fascine tous ceux qui nous regardent.

L’une des plus belles vertus qui soit et qui nous fait mériter l’amour et l’admiration de tous est : la fidélité.

La fidélité signifie que l’on reste sur le même état d’amour, d’attention, de générosité et de bienfaisance malgré le temps qui passe ou les choses de notre vie qui changent.

Bref, la fidélité est le fait de rester le même avec ceux que nous aimons et de se rappeler toujours les bons moments et l’ancienne convivialité malgré les circonstances qui changent et le temps qui ronge.

Or, plus une personne a des droits sur nous, plus le bien qu’elle nous a prodigué fut grand, plus sa place dans notre vie fut essentielle, plus elle mérite notre attention et notre fidélité.

L’épouse bien sûr correspond plus que quiconque à cette description. Celle qui fut notre compagne du premier jour. Celle qui partagea nos joies et nos peines. Celle qui donna dès le premier jour tout son être à son homme et à ses enfants et ne recula jamais.

Une grande image de la fidélité qui nous est donnée par notre Prophète[ﷺ] éveillera, inchâAllah, dans notre cœur le noble sentiment et la belle vertu qu’est la fidélité à l’épouse.

Khadija (Qu’Allah agrée) fut la première épouse du Prophète [ﷺ], qu’il épousa étant jeune et vécut avec elle plus de vingt-cinq années. Lorsque Khadija mourut, il fut fidèle à sa mémoire et se rappela les belles années qu’il passa avec elle et n’oublia jamais la bienfaisance de Khadija.

Â’ïcha (Qu’Allah agrée) raconta : « Je ne fus jamais aussi jalouse d’une femme comme je le fus de Khadîja, qui mourut trois années avant qu’il ne m’épouse, tellement je l’entendais l’évoquer.

Son seigneur lui a dit de lui annoncer la bonne nouvelle qu’elle aura une maison dans le Paradis faite de pierres précieuses. Et  il arrivait que le Messager d’Allah [ﷺ] partage une chèvre entre les amies de Khadîja. »[1]

Un autre jour, la sœur de KhadîjaHâlah, vint rendre visite au Prophète [ﷺ]. Lorsqu’il reconnut sa voix, qui lui rappela celle de Khadîja, il fut perturbé et dit avec émotion : « Allâhoumma, c’est Hâlah. ».

Â’icha raconta : « Je fus jalouse et je lui ai dit :

-Pourquoi tu ne n’arrête pas de te rappeler une vielle femme de Qouraych, sans dents[2], qui est morte depuis très longtemps. Comme s’il n’y avait de femme que Khadîja ?!

Il lui disait alors :

– Elle fut ceci, elle fut cela et elle m’a donné des enfants[3]. Par Allah‘aza wa jalla, je n’eus de femme meilleure qu’elle ; elle eut foi en moi lorsque les gens m’ont renié, elle me crut lorsque les gens m’ont traité de menteur, elle me soutint avec son argent lorsque les gens m’ont privé de tout et Allah m’a accordé des enfants uniquement d’elle. »[4]

La fidélité est une denrée rare que l’on ne trouve que chez celui qui a une âme noble et se rappelle les anciens actes de bienfaisance qui lui furent accordés. Comme fut le cas de notre Prophète [ﷺ] qui se rappelait sa vie passée avec Khadîja et lui est resté fidèle au point qu’il honorait, après sa mort, sa sœur et ses amies rien que pour sa mémoire. Quel était donc son comportement avec elle lorsqu’ils étaient ensemble ?

Toi, qui voit la femme avec laquelle il partageait toute une vie se fatiguer, tomber malade ou tout simplement se lasser un peu de cette longue vie pleine de responsabilités envers toi et envers tes enfants, essaie de la regarder en te rappelant votre passé commun et vos beaux instants.

Soit fidèle et reste constant et dis-toi bien que ce qu’Allah t’a donné, il y a dix ou quinze ou vingt ans, c’est la meilleure chose que tu auras dans ta vie et profites-en encore. Demande à Allah de faire que ta compagne dans cette vie d’ici-bas soit ta compagne dans le Paradis.

Notes de l’auteur :

[1] Al-Boukhârî (6004) Mouslim (2435)

[2] Jalousie oblige ! Les savants ont déduit de ce hadîth que la jalousie était un instinct chez l’être humain à cause duquel il ne doit pas être blâmé, tant qu’il n’y a pas de transgression ni d’acte prohibé.

[3] Al-Boukhârî (3821) Mouslim (2437)

[4] Ahmad (24 864)

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